
Sur le piédestal froid et ouvragé d'une coupe d'étain vieil-argent, ornée de vignes et de raisins discrets, deux courges de feu se tiennent en conversation silencieuse.
Elles sont des montagnes de cinabre et d'ocre, portant la couleur intense des derniers jours chauds. L'une, vaste et majestueuse, incline légèrement sa forme, tandis que l'autre, plus élancée, dresse son coude vert et paille vers la lumière.
Ce duo est un contraste noble : la chaleur vibrante de la chair contre la froideur séculaire du métal, l'abondance généreuse de la récolte sur la sobriété du bois et de la céramique. C'est l'essence même de l'automne, une saison de richesse sereine offerte avec grâce