
Sous la caresse dorée d'un soleil d'adieu, cette grappe s'accroche, un petit trésor de jade vibrant. Chaque baie, ronde et translucide, capte la lumière, la distillant en reflets nacrés, promesses non encore tenues.
Elle est le cœur battant de la vigne, enserrée par les bras bruns et tordus des sarments, tandis qu'au-dessus, le feuillage s'épuise, se tache déjà des ors et des rouilles de l'automne. La vrille, fine spirale d'un vert tendre, est une note de musique, un point d'interrogation courbé par l'attente. C'est l'instant où la sève est à son apogée, où le fruit porte en lui la douceur à venir, un dernier soupir éclatant de l'été avant que le pressoir ne chante