
Sous l'arche protectrice des feuilles larges, d'un vert lumineux, Le fruit se tient, lourd et pendu, son col courbé par sa propre richesse. Sa peau, un émeraude encore brute, respire la sève et l'eau, Pourtant, déjà, le soleil a commencé sa caresse, flirtant avec les premières touches d'ambre sur l'épaule. Il est une petite lanterne opaque, attendant de s'embraser de rouge ou de jaune, Un songe de fraîcheur croquante qui s'épanouit dans l'abri vert. Tout autour, le monde est flou et nimbé de clarté, Et le poivron, ancré et patient, est le cœur secret et bombé de l'été