
Sur cette table de fer, maillée comme une ancienne cotte de maille, les noisettes d'automne ont trouvé refuge. Leur coquille, polie par le vent et mûrie par le soleil tardif, luit comme du cuivre. Certaines, à demi brisées, révèlent la douceur cachée de leur cœur crémeux, un secret d'écorce et de terre.
À l'arrière-plan, l'outil délaissé — ombre d'une tâche accomplie — se fond dans le flou du souvenir. Seul le treillis froid et rouillé, témoin des saisons passées, offre son lit rugueux à cette petite moisson. C'est ici, sur ce métal oublié, que sommeille l'essence croquante d'un jour d'octobre, une simple promesse de saveur au milieu de la quiétude