
Au centre immaculé d'un blanc nimbé de rêve, Où le fuchsia ardent trace ses fins chemins, Surgit l'autel de vie que la nature élève, Portant l'oranger vif au bout de ses festins.
Les pétales de soie, comme un voile de brume, Laissent filtrer l'éclat des nervures de rose. Tout converge vers ce foyer où l'été s'allume, Cette poudre d'aurore où la lumière ose Se poser.
C'est l'harmonie et la tension des couleurs vives, L'élégance du lys mariée à la passion. Le cœur de la fleur nous rappelle qu'il arrive Que le plus grand des feux tienne à l'infusion D'un instant