
Blottis l'un contre l'autre, dans l'intimité du vert, Deux cœurs de flamme dorment sous leur manteau doux. Le duvet argenté qui couvre le revers De la tige nourricière les garde de tout Regard froid.
Chaque bouton promet la ferveur et l'ardeur, Un rouge incandescent à peine contenu. Tels des rubis vivants, ils attendent l'heure De fendre leur écrin, d'être enfin devenus Fleur ouverte.
Ils sont l'affection et le secret avant l'éclat, Deux âmes de feu réunies en un point. Dans cette trêve verte, le temps ne compte pas, Seule compte la charge ardente qui peint Le printemps