
Sous la caresse d'un soleil ardent, Elle déploie sa robe de soie froissée, Une flamme douce ourlée de lumière. Son cœur, un puits de carmin velouté, D'où s'élance, gracieuse et fragile, Une poussière d'or sur son pistil vibrant. Chaque pétale est une aile de fée teinte Dans le rose le plus tendre et le plus vif, Murmurant les secrets d'une aube éternelle. Elle est la joie muette d'un jardin, L'émerveillement qui suspend le temps