
Telle une sculpture s'élançant vers la lumière, la tige déploie ses feuilles comme autant de marches vers l'hiver. Le froid a souligné chaque bordure d'un trait de craie blanche, transformant le feuillage sombre en une succession de sourires étincelants.
On devine encore, presque invisible, le passage d'un fil de soie qui semble vouloir retenir la plante à la terre, tandis que son sommet aspire à rejoindre la brume. C'est une architecture de la patience, où la verticalité du végétal rencontre la rigueur du gel pour composer une harmonie parfaite entre la force de la tige et la fragilité des cristaux