
Au cœur du tapis forestier, là où le temps ralentit son cours, une sculpture de bois repose parmi les aiguilles. Cette pomme de pin, dont les écailles s'ouvrent avec une précision mathématique, se révèle sous l'objectif comme une fleur éternelle façonnée par les saisons.
Dans ce clair-obscur velouté, elle n'est plus un simple fruit du conifère, mais une rose de terre qui a troqué ses pétales de soie pour une armure de patience. Ses courbes dessinent une spirale infinie, un mandala naturel qui semble concentrer toute la force de l'arbre dont elle est tombée. Entourée par le chaos doux du sol, elle incarne une beauté brute et symétrique, une géométrie sacrée offerte humblement à quiconque sait baisser les yeux pour l'admirer