
Au cœur d'un champ dévasté par le temps, une ultime silhouette se dresse avec une dignité solitaire. Ce maïs, vêtu de ses feuilles sèches comme de vieux parchemins, semble porter le poids de toutes les récoltes passées.
Le traitement en noir et blanc accentue la rudesse des textures : le sol est un chaos de lianes et de tiges brisées, un enchevêtrement de lignes nerveuses qui racontent la fin de l'abondance. Mais dans ce dépouillement, une beauté austère se révèle. La lumière accroche les nervures de la plante, transformant la paille en fils de métal précieux. C'est le portrait d'une résilience silencieuse, le dernier témoin d'un été flamboyant qui accepte de retourner à la terre pour nourrir les promesses du printemps prochain