
Dans l'austérité d'un matin d'hiver, la nature semble avoir retenu son souffle. Ces capsules closes, véritables petits coffres de vie en dormance, se dessinent en ombres chinoises sur un ciel de nacre.
Chaque bourgeon est délicatement ourlé d'un poudroiement de givre, comme si le froid avait voulu sculpter le silence. Les branches, telles des calligraphies à l'encre de Chine, s'élancent avec une fragilité graphique, rappelant que sous l'écorce et le gel, le printemps n'est qu'un secret patiemment gardé. C'est une image de résilience muette, où la beauté naît du dépouillement et de la promesse de ce qui doit encore éclore