
Dans le déclin doré de la journée,
Le long d'un grillage qui sépare les mondes,
Une fleur de passion s'élève,
Dévoilant son cœur orné de pourpre et de pistils courbés.
Tel un autel dressé vers le couchant,
Elle saisit l'or vivant du soleil entre ses délicates corolles,
Chaque pétale buvant le dernier rayon,
Tandis que le monde des hommes s'estompe dans l'ombre portée des toits.
C'est l'instant suspendu où la nature,
Par-delà les frontières de nos jardins,
Célèbre son union éternelle avec la lumière,
Dans une offrande silencieuse à l'astre qui s'éteint