
Suspendu entre le ciel et la terre par un mince lien de vie, Un soleil mûr et solitaire se balance, teinté d'un orange parfait. C'est le fruit plein et lisse, gorgé de la pulpe rêvée et de la douceur de l'été, Qui porte à sa tête les dépouilles sacrées de sa naissance. Les pétales de la fleur, flétris et parcheminés, comme une couronne fanée, Sont retenus par le calice vert et charnu, gardien de la transformation. Un minuscule cordon d'encre termine la sphère, ancre mystérieuse de son origine. L'ensemble est une ode à la métamorphose, où la beauté éphémère de la fleur Cède sa place au trésor rond et lourd de la persistance