
Dans le silence craquant du sous-bois d'octobre, tout n'est que mémoire. La courge, petite lune d'automne, repose sur son trône de pierre et de mousse, Son corps rond et lisse contraste avec le chaos hachuré des feuilles mortes. Autour d'elle s'enroulent les vrilles du passé, filigranes secs et chevelures desséchées, Témoins arachnéens de la vitalité estivale désormais éteinte. Chaque feuille, froissée et parcheminée, dessine une tapisserie d'ombres et de lumière, Où le fruit, unique et presque blanc dans la grisaille, semble méditer sur le cycle. C'est un instant figé, une nature morte vivante, qui murmure la fin et la promesse du renouveau