
Sous le soleil qui dore et l'ombre qui se tait, Se dresse un océan de bleu violacé, Où mille épis frêles, pointes vers la lumière, Peignent la toile douce de la Terre nourricière.
Chaque tige élancée est un soupir parfumé, Un encens naturel que l'air a embaumé. Elles dansent, serrées, dans un mouvement lent, Berceuses silencieuses que le vent caressant entend.
C'est ici que l'été pose son cœur le plus tendre, Dans cette douceur mauve qu'on ne peut qu'apprendre. La lavande, murmure de la Provence lointaine, Est la mémoire olfactive qui nos songes entraîne